admin/ novembre 29, 2017/ actualités

Intervention de Madame Abla ANDRE et MonsieurMichel PERRON, fonctionnaires de la Protection Judiciaire de la Jeunesse dans la classe de 2de 1, dans le cadre d’un travail sur la justice, mené en EMC avec leur professeur, Madame Hertert.

Les intervenants ont d’abord défini ce qu’est la P.J.J. C’est une administration créée en 1945 qui dépend du Ministère de la Justice. Elle s’articule autour de deux axes :

– L’enfance en danger (civil).

– La délinquance juvénile (pénal).

Ils travaillent avec le juge des enfants et n’interviennent que sur mandat du juge. Ils s’occupent d’enfants de la naissance à 21 ans. Pour l’enfance en danger, ils interviennent en deux temps : mesures d’investigation puis d’accompagnement. Pour le volet pénal, ils accompagnent soit dans le cadre d’un contrôle judiciaire, soit dans le cadre de l’incarcération.

La P.J.J. de Montbéliard se situe à la Petite Hollande. Une dizaine d’éducateurs y travaillent, deux psychologues et une assistante sociale. Ils suivent 250 enfants, la prise en charge théorique étant de 25 jeunes par éducateur.

Les deux intervenants ont abordé quelques cas particuliers. Ils ont évoqué un meurtre commis à Maîche, en juillet dernier où deux des meurtriers sont des mineurs : l’un a moins de 16 ans et l’autre, plus de 16 ans. Sur les 250 jeunes suivis, 3 sont des meurtriers, soit 1%. Ils ont précisé que le suivi est délicat car il y a la famille de la victime à prendre en compte. Il y a beaucoup de cas de toxicomanie et un certain nombre de viols. Par contre, les phénomènes de radicalisation restent très marginaux. La plupart des jeunes suivis concentrent les délits.

En cas de délit, le jeune peut être incarcéré à condition qu’il ait au moins 13 ans. Soit ils vont dans un établissement pénitentiaire réservé aux mineurs (près de Lyon) soit ils vont dans des maisons d’arrêt à Mulhouse ou Besançon, mais ils sont alors dans un quartier réservé aux mineurs. Les peines sont divisées par deux pour les mineurs. Pour les intervenants, l’incarcération est un échec. Il y a aussi des centres éducatifs fermés, le plus près étant à Mulhouse.

Enfin, ils ont évoqué leur métier. On peut devenir éducateur de la PJ.J avec n’importe quel bac, il faut passer un concours et suivre deux années de formation mais il y a d’autres voies d’accès : concours interne, etc… Le salaire de départ s’élève à 1 600€ par mois et atteint 2 800€ en fin de carrière. A cela s’ajoutent les primes. La carrière peut évoluer, on peut devenir responsable d’équipe éducative et par concours, directeur d’une antenne de la P.J.J.. Les horaires sont très flexibles.

Cette intervention a permis aux élèves de découvrir que la P.J.J. mène des actions d’éducation, d’insertion sociale, scolaire et professionnelle au bénéfice des jeunes et qu’elle est de ce fait, un maillon essentiel de la Justice des mineurs.

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