admin/ janvier 9, 2018/ actualités

Dans le cadre de notre travail mené en EMC sur l’identité numérique, nous nous sommes rendus au 19, à Montbéliard, pour voir l’exposition Indexmakers. L’objectif de cette visite était de continuer la réflexion sur les notions de circulation de l’information, de partage, de communauté qu’offre Internet et que l’exposition met en perspective à travers de nombreuses œuvres.

« Notre parcours »

The other Nefertiti, 2015-2016, de Nora Al Badri et Jan Nikolai Nelles, tirages en 3D en résine polymère :

Nora Al Badri et Jan Nikolai Nelles sont allés au Neues Museum de Berlin et avec une caméra, cachée dans une écharpe, ils ont scanné le buste de Néfertiti. Ensuite ils ont crée un dossier qui donne toutes les informations sur le buste, qu’ils ont mises sur internet, accessibles sur un forum, téléchargeables et imprimables sur une imprimante 3D. Ils ont fait ça car ils ne trouvent pas normal que le buste se trouve à Berlin au lieu d’être Égypte. C »était aussi pour partager ce savoir avec toute la communauté Internet à la manière des hackers.

Collection de motifs textiles twill de soie, 2005-2010 de Laura Seguy :

Ces carrés de soie représentent des drapeaux qui renvoient à des pays colonisateurs et des pays anciennement colonisés. Il en ressort l’idée de mélange.

2 mouchoirs de connaissances, collection des mouchoirs coloniaux :

Ex: Les soldats pendant la Première Guerre mondiale avaient à leur disposition des mouchoirs leur montrant la manière de se faire un bandage.

A land in Nowhere, 2014 de Tran Munh Duc :

Il s’agit d’une installation mêlant des vidéos et un parachute rose. Le rose, au Vietnam, symbolise la révolution. L’artiste utilise le parachute pour provoquer des réactions dans la ville.

Le Déparleur, 2013 de Patrick Barrier et Olive Martin, sculpture-outil :

Les artistes montrent le lien entre parole et tissage. L’été dernier, ils ont installé leur métier à tisser aux Champs Montants à Audincourt. Tandis qu’ils tissaient, ils ont eu des conversations avec les passants. La pièce de tissu obtenue contient deux couleurs : l’écru lorsqu’il n’y a pas eu d’échanges et le bleu quand il y a eu des conversations.

Sag sock, 2012, tricot machine, laine / élastane, Sock studies, 2011-2015, série de chaussettes siamoises tricotées sans coutures sur machine domestique, laine / élastane, Glovepile, 2013, 17 gants tricotés en une pièce sans coutures, laine Mérinos, feutrés et sérigraphiés, 32 x 66 cm de Dagmara Stephan :

Avec ces chaussettes et ces gants étranges, elle casse les stéréotypes. Elle a fait un patron « absurde » de chaussettes et de gants que les machines à tricoter ont exécuté. Elle montre donc que les machines obéissent aux ordres alors que nous avons des capacités humaines comme la réflexion, la création.

Kit de salon pour culture de Spiruline, 2017, Tiers lieu La mYne (Manufacture des Ydées et de Nouvelles Expérimentations)

C’est la mise en commun pour que tout le monde puisse s’en procurer alors que c’est cher.

Nous avons apprécié cette exposition grâce à la richesse, à l’originalité des œuvres et pour la plupart d’entre nous, ça a été une de nos premières approches de l’art contemporain.

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